27/10/2004

Article de la Dernière Heure

Du tout bon Dido! (27/10/2004)
 
Malgré la douceur et la tristesse que véhiculent ses hits, c'est avec énergie que la chanteuse a remué Forest National

BRUXELLES Entrée à 21 h 20, Dido a fait attendre la salle comble de Forest National, ce lundi. On se préparait à passer une soirée calme, bercée par ses jolies ballades. On la voyait déjà posée calmement sur un tabouret, grattant une guitare, baignée dans un light show feutré. Eh bien, non! Dido a servi ses meilleurs morceaux avec un sourire radieux, une énergie débordante et une vraie générosité.

Dès le deuxième titre, les mains (dont celles de Dido elle-même) s'agitaient en tous sens pour accompagner Here with me. Les oreilles s'emplirent plus tard de la beauté du timbre de voix de Dido, sur Life for rent, titre de son second opus, qui se termina en envolée a capella. Elle enchaîna avec Hunter, issu de son premier album, en version accélérée, chanson qu'elle a écrite «lorsqu'elle était célibataire.» Isobel, lui aussi issu de No Angel fut remuant et hypnotique (les lumières n'en finissaient plus de tourner et tourner encore).

Les instruments avaient une place de choix lors du show de la demoiselle. Entre les percussions entraînantes (qui ont accompagné une majorité de chansons), le triangle discret, la guitare maniée habilement par Dido elle-même ou grattée énergiquement par un musicien en véritable communion avec son instrument (à en voir les coups saccadés de la tête qu'il donnait, risquant le torticolis ou le coup du lapin à chaque mouvement).

Bavarde, la chanteuse s'essaya au français et au néerlandais, pour ne pas faire de jaloux. Un petit «Dank u wel», par ci, un «merci beaucoup», par là, ou l'art de charmer son public par Dido. Elle s'épancha ensuite sur l'écriture de Take my hand. «J'ai écrit cette chanson quand j'ai découvert le sexe et les garçons pour la première fois», a-t-elle souri. Petit discours qui lui valut une réaction bruxelloise bruyante. « Whoo, it's very exciting!», rit-elle. Elle interpréta alors son titre qui, éclairé par ses explications, prit une autre dimension. L'énergie de la chanteuse était, à ce moment, à son apogée...

Take my hand annonçait le titre, celui que tout le monde attendait, celui qui l'a révélée: Thank you. Bien loin est le temps où Dido se contentait d'en fredonner le refrain assise sur un W.C. dans le clip Stan d'Eminem. Les fans ne se sont pas fait prier pour reprendre quelques phrases avec elle. Comme sur le ticket d'entrée de ce The Life For Rent Tour, des specials guests étaient annoncés, on ne put s'empêcher de s'imaginer l'arrivée triomphale du rappeur américain sur la scène belge. Mais notre imagination foisonnante ne vit pas ses rêves se réaliser.

Après la présentation de ses musiciens, Dido passa à Sand in my shoes pour enchaîner avec le carton de l'année, Whiteflag, qu'elle annonça en glissant quelques mots sur les problèmes qui ont émaillé sa vie sentimentale, faisant ainsi référence à son mariage annulé avec Rob Page.

Comme Dido nous avait déjà servi toutes ses bombes, le rappel nous laissa quelque peu sur notre faim. L'ensemble était cependant d'excellente qualité.

Déborah Laurent

© La Dernière Heure 2004

13:20 Écrit par Stephy *no-angel* | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.